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"Moskusuxi" - couteau pliant en damas et corne de bœuf musqué revalorisée

900,00945,00

Couteau précieux, à lame pliante et à friction (butée en laiton) se plaçant parfaitement dans la poche grâce à sa forme ergonomique particulière incurvée.

Histoire de cette forme :

Pièce unique et originale, pensée et conçue entièrement par mes soins pour créer un couteau pliant de région normandie, inspirée de la mythologie nordique. Il représente la dent ou la griffe de Jörmungand, arrachée au gigantesque serpent de mer des poèmes scaldiques et des Eddas rédigés entre le IXème et le XIIIème siècle.

Selon l’Edda de Snorri, le serpent géant est le fils du dieu malin Loki et de la géante Angrboda, et le frère du loup Fenrir ainsi que de la déesse du monde des morts Hel. Peu après sa naissance, le dieu Odin jette Jörmungand dans la mer qui encercle Midgard. Mais ce dernier grandit tellement qu’il finit par entourer le monde et se mordre la queue, d’où son autre nom, Midgardsorm (Miðgarðsormr), le « serpent de Midgard ». Lors du Ragnarök, il est raconté que Jörmungand provoquera des raz-de-marée en surgissant des mers pour combattre les dieux aux côtés des géants. Il sera finalement tué par Thor, qui lui aussi succombera des ses blessures après neuf pas, empoisonné par le venin du serpent. J’aime à imaginer que, durant son combat, il aurait arraché une dent du serpent de mer qui aurait alors dérivé dans la mer du nord jusque sur les rivages de Normandie et que j’aurai alors transformé en couteau.

Dimensions : la lame, dont le dos est guilloché (décoré de montagnes), fait environ 70 mm de long pour 21 mm de largeur. Fermé, il fait environ 9 cm de long, et ouvert (de pointe à pointe) il fait environ 16 cm.

Matières :

Acier feuilleté d’origine japonaise, à lecture damassée, de type « San Maï » artisanal au motif « lave » (acier feuilleté avec un coeur en N690 à haute tenu de coupe et très grande résistance et couches extérieures en acier inoxydable), forgé par mes soins.

Manche intégralement en corne de bœuf musqué femelle revalorisée (retrouvée dans la Toundra canadienne par des innus (peuple autochtone du Labrador) sur des squelettes et acquise en commerce équitable, mise en forme et polie à l’atelier.

Histoire du boeuf musqué :

 » Le bœuf musqué vivait autrefois en Europe et en Asie au voisinage des hommes préhistoriques. Depuis la fin de la dernière glaciation, il y a environ 12 000 ans, on ne le rencontre plus que dans les régions arctiques du Canada et au Groenland, vivant en hardes paisibles. C’est un mammifère de la famille des bovidés, qui regroupe les bœufs, les antilopes, les moutons et les chèvres. Malgré son nom, il est plus proche des deux derniers que du bœuf (il appartient comme eux à la sous-famille des caprinés). […] Sa forte tête, ses cornes larges, la bosse puissante qu’il a sur les épaules, sa queue très courte, ses oreilles presque invisibles et les longs poils qui pendent jusqu’au sol en cachant ses pattes lui donnent un aspect très massif.  Leurs cornes sont uniques chez les mammifères à cornes : larges à la base, elles forment un bandeau sur le crâne, puis descendent vers la face sur les côtés, et en arrière des yeux, avant de s’incurver vers l’extérieur pour remonter vers le haut et pointer en avant leur extrémité effilée. Chez la femelle ou le jeune, elles sont tout aussi pointues que chez le mâle, mais moins massives, et sont séparées sur le front par une bande de fourrure. Les cornes du mâle poussent dès la première année et pendant six ans, jusqu’à la taille adulte. La base de chaque corne s’avance sur le front pour former un bandeau pouvant mesurer jusqu’à 10 cm d’épaisseur.

[…] Des centaines de bœufs musqués ont été sacrifiés par les explorateurs polaires lors de leurs expéditions au Canada et au Groenland au cours du xixe siècle. Entre 1852 et 1916, plus de 600 bœufs musqués ont été tués sur l’île Melville, entre 1880 et 1917, plus de 1 000 sur l’île Ellesmere, par des explorateurs et des chasseurs de diverses nationalités, afin de nourrir les hommes et les chiens. Il faut ajouter les bœufs musqués victimes des baleiniers, à la recherche eux aussi de viande fraîche pour se nourrir quand ils venaient passer de nombreuses semaines au Groenland pour chasser la baleine.

Mais les bœufs musqués étaient surtout chassés pour leur peau et leur fourrure. Et la réaction des bœufs musqués face au danger, consistant à se regrouper en position de défense, n’a fait que faciliter la tâche des chasseurs lorsque sont apparues les armes à feu. L’engouement suscité par la fourrure du bœuf musqué a eu des effets dramatiques, provoquant une réduction rapide du nombre et de la répartition des populations. Entre 1862, début du commerce, et 1916, dernière année où la chasse était autorisée, la Compagnie de la baie d’Hudson, au Canada, a vendu plus de 15 000 peaux. À la fin du xixe siècle, même les scientifiques qui étudiaient les régions polaires n’hésitaient pas à tirer sur les animaux qu’ils rencontraient. La mode était à la collecte d’échantillons pour les besoins de la science, plutôt qu’à leur observation dans leur cadre naturel, et ceci, bien sûr, au détriment de la vie. Par exemple, Alfred Nathorst, un scientifique suédois de renom, tua 25 bœufs musqués entre le 12 juillet et le 26 août 1899, au cours d’un voyage sur la côte est du Groenland.

Devant ces hécatombes, une politique de protection est mise en place au Canada dès 1917. Le tir du bœuf musqué n’est plus autorisé que dans des cas très particuliers et pour des raisons scientifiques. Une réserve spéciale est créée à Thelon, en baie d’Hudson, en 1927. À la suite de ces mesures, les populations de bœufs musqués se sont lentement rétablies, au point que, sur certaines îles, les Inuits sont de nouveau autorisés à pratiquer une chasse limitée. Par ailleurs, le Service canadien de la faune surveille de très près l’état des populations, effectuant des études scientifiques et des dénombrements d’individus par des survols en avion. »

Source : Larousse « Vie sauvage »

 

 

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